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Rencontre avec Victor Char : penser le Quartier des lumières de demain

il y a 1 heure
3 min de lecture

Derrière le développement du Quartier des lumières se trouvent des équipes qui imaginent, planifient et façonnent progressivement ce nouveau milieu de vie montréalais.


Nous avons rencontré Victor Char, chargé de projet, urbaniste et professionnel accrédité LEED en développement de quartiers, pour discuter de son rôle, de sa vision du projet et des réflexions qui guident sa transformation.


Peux-tu te présenter et nous expliquer simplement ton rôle dans le projet Quartier des lumières?


Je suis chargé de projet, urbaniste et professionnel accrédité LEED en développement de quartiers, avec 14 ans d’expérience en développement immobilier et en mobilité durable.

Mon rôle comporte principalement deux volets. Je travaille d’abord en étroite collaboration avec les équipes de conception et de design afin de développer un projet qui concilie efficacité de construction, conformité réglementaire, attractivité et qualité de vie pour les futurs résidents, tout en privilégiant une approche à échelle humaine et des principes de résilience climatique.


Je participe également, avec l’équipe de développement, aux échanges avec l’arrondissement et au processus d’approbation du projet. L’objectif est de contribuer à la création d’un milieu de vie complet et inclusif, où cohabitent notamment logements, espaces verts, lieux d’enseignement, commerces et services.


Concrètement, qu’est-ce qui, selon toi, distingue ce projet?


Le Quartier des lumières se distingue d’abord par son envergure, mais aussi par l’histoire exceptionnelle du site.


La Maison et la tour de Radio-Canada font partie du paysage montréalais depuis les années 1960. Plus de 60 ans plus tard, Groupe MACH a l’occasion de faire évoluer ce site en créant un véritable milieu de vie pensé selon les pratiques contemporaines en aménagement urbain : un quartier complet, inclusif, résilient et conçu à l’échelle humaine.


La tour de Radio-Canada sera conservée et demeurera un repère important du quartier. Autour d’elle, de nouvelles constructions viendront progressivement recréer une trame urbaine plus fine, plus perméable et mieux connectée à la ville.


Sa reconversion permettra également de préserver un bâtiment emblématique de l’architecture moderne montréalaise tout en limitant le recours à de nouveaux matériaux, les déchets de construction et les émissions associées à une démolition et à une reconstruction complète.



Quel a été, jusqu’à maintenant, le plus grand défi dans ton implication sur le projet?


L’un des principaux défis a été de faire évoluer la planification du projet dans un contexte où les besoins et le marché se sont transformés rapidement au cours des dernières années.


À l’origine, le Quartier des lumières avait été imaginé avec une importante composante de bureaux et une identité de quartier d’affaires plus affirmée.


La pandémie a toutefois profondément changé notre façon de travailler, d’habiter et de concevoir la ville. Groupe MACH a donc fait évoluer sa vision afin de créer un quartier davantage axé sur le milieu de vie.


Avec le recul, cette évolution nous a permis d’aboutir à une vision qui correspond davantage aux besoins actuels : un quartier plus habité, plus complet et plus vivant.


Quel choix de conception aura le plus d’impact sur le quotidien des futurs résidents?


L’un des éléments les plus distinctifs du Quartier des lumières est la volonté de créer un quartier vivant et accessible sur plusieurs niveaux.


Les résidents, travailleurs et visiteurs pourront circuler à pied dans des espaces extérieurs animés et végétalisés, tout en ayant accès à différents commerces, services et lieux de travail grâce à des parcours intérieurs.


Cette complémentarité est particulièrement pertinente dans le contexte montréalais, notamment durant l’hiver ou lors des périodes d’intempéries.


Les parcours intérieurs et extérieurs ont été pensés pour se compléter et contribuer ensemble à l’animation du quartier tout au long de l’année.


Y a-t-il une collaboration qui a particulièrement marqué ton expérience sur le projet?


J’ai notamment la chance de collaborer étroitement avec Daniel Arbour dans la planification du Quartier des lumières. Son expérience en urbanisme et sa connaissance approfondie du développement de grands projets apportent une perspective particulièrement précieuse à notre travail.


Sur un projet d’une telle envergure, pouvoir compter sur des expertises complémentaires et sur des personnes qui possèdent une grande expérience de la transformation urbaine représente une réelle richesse.


Cette collaboration contribue directement à faire évoluer la vision du Quartier des lumières et à la traduire concrètement dans sa planification.






 
 
 

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